J’ai suivi avec intérêt les débats entourant la proposition de créer une Halle paysanne, qui donne lieu à une enquête publique qui se clôture le 3 février prochain.
Je soutiens ce projet.
Les travaux que j’ai conduits depuis une dizaine d’années, notamment en tant que Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation de 2008 à 2014 et dans mon travail de chercheur à l’Université, me conduisent à la conclusion que la priorité doit être aujourd’hui à la relocalisation de l’économie, et notamment au développement de chaînes courtes dans l’alimentation.
Tel que je le comprends, le projet proposé vise à favoriser la transformation et la commercialisation locales des produits de la ferme, aussi bien en faveur des producteurs concernés que des consommateurs qui pourront ainsi bénéficier d’un accès facilité à des produits sains, à des prix avantageux car n’incorporant pas des frais de transport et les marges habituelles des intermédiaires.
Le projet de Halle paysanne cherche à combiner des préoccupations environnementales, sociales (par la création d’emplois qu’il devrait permettre), et économiques. L’expérience
devrait être suivie de près par les nombreuses personnes qui veulent accélerer la transition écologique, cette transition supposant une relocalisation des systèmes agro-alimentaires et la diversification des sources d’approvisionnement pour les consommateurs.
Il me semble que cette démarche, qui va dans le sens d’une société privilégiant le développement de liens sociaux à l’échelle locale et la réduction de l’empreinte écologique de nos manières de produire et de consommer, mérite le soutien.
Je vous assure, Madame la Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les membres du conseil communal, de ma meilleure considération.
Olivier De Schutter